Janvier 2008 | DIAPORAMA
Grâce à l'aide du Canada, le bureau afghan de consultation en matière d'innovation, un promoteur local de développement économique, a organisé un atelier de cinq jours à l'intention des femmes sur les principes de la comptabilité, du marketing et de la gestion, dans le but d'encourager celles-ci à ouvrir leur propre petite ou moyenne entreprise. Cet atelier s'est tenu pour la première fois du 29 décembre au 2 janvier.
Dans un marché où les compétences professionnelles sont difficiles à trouver et où les femmes sont rarement encouragées à réaliser des activités à l'extérieur de la maison, cet atelier fournissait une possibilité unique. Trente femmes de la ville de Kandahar possèdent maintenant des compétences et des outils de base pour ouvrir leur propre entreprise.
Le bureau a été établi en 2006 pour favoriser le développement économique dans le Sud de l'Afghanistan.
Au cœur de nombreuses villes canadiennes se trouve un commissariat de police. Ce n'est pas le cas à Kandahar. Toutefois, le sous-commissariat cinq est la preuve que les choses peuvent changer. Les membres du sous-commissariat cinq de la police nationale afghane (PNA), établissement construit récemment par le Canada, se trouvent au centre de la communauté et commencent peu à peu à s'y intégrer. Les patrouilles pédestres et le maintien d'une présence régulière dans les rues favorisent le développement de ce sous-commissariat modèle. Les agents de la PNA, qui ont tous été formés au Centre régional de formation, continuent de participer aux cours de formation additionnels offerts par la CIVPOL, l'équipe de la police civile canadienne envoyée à Kandahar. D'après M. Abul Qadir, commandant du sous-commissariat cinq, le rôle premier de la police est de servir et de protéger la communauté. Le sous-commissariat qu'il dirige en est le parfait exemple.
Le puits de l'Université de Kandahar. Grâce à l'appui du Canada, par l'intermédiaire de l'équipe provinciale de reconstruction à Kandahar, l'Université de Kandahar a de nouveau accès à de l'eau de puits locale. Les travaux, qui ont commencé en juin 2007 et qui ont connu de nombreux contretemps pour des raisons techniques, ont été achevés peu avant Noël. À l'origine, l'Université disposait d'un puits, mais un bris de la pompe, suivi d'un effondrement du puits original, l'ont forcé à camionner l'eau, à grands frais, pour répondre à ses besoins. La construction de ce nouveau puits permettra à l'Université de consacrer ses fonds à l'éducation plutôt qu'à l'approvisionnement en eau de ses 1 300 étudiants. Les efforts communs de la COCIM (coopération civilo-militaire) et de l'équipe spécialisée du génie du Camp Nathan Smith ont permis d'améliorer la qualité de vie des étudiants et des professeurs de l'Université de Kandahar. Ci-joint, deux membres de l'équipe spécialisée du génie lors de la dernière inspection du puits.
Avec un concept mis de l'avant par plusieurs intervenants dont l'état-major du Groupement Tactique, le Centre Conjoint de Coordination de District (Joint District Coordination Centre – JDCC) s'installe en sensibilisant la population du bien-fondé de ce service. Par exemple, le JDCC pourra mettre sur pied rapidement une équipe de réaction rapide constituée d'un mélange de policiers afghans, et de membres de l'Armée nationale afghane selon les ressources disponibles, au lieu d'attendre les Forces de la coalition. Ci-joint, Le Capitaine Guy Noury de la Coopération civilo-militaire de l'Équipe provinciale de reconstruction de Kandahar (ÉPRK) s'entretient avec les villageois du District de Zharey afin de leur expliquer le concept du CCCD.
Avec l'aide de l'Équipe provinciale de reconstruction de Kandahar (ÉPRK), des soldats de l'élément de soutien national (ESN) ont distribué des matelas, un don du gouvernement du Canada, à 350 détenus de la prison de Sarpoza à Kandahar. Ces matelas amélioreront les conditions de détention des prisonniers.
Avec l'aide du Canada, l'Afghan Innovative Consulting Bureau (AICB), un organisme local qui se spécialise dans le renforcement des capacités, a organisé un colloque pour permettre aux femmes d'envisager des moyens de créer un marché plus favorable pour vendre leurs produits d'artisanat. En Afghanistan, les femmes reçoivent parfois à peine 50 $ de la part des marchands pour une broderie qu'elles peuvent avoir mis jusqu'à six mois à confectionner. En trouvant d'autres façons de vendre leur artisanat, les femmes peuvent accroître leur potentiel de profit. Plus de 60 femmes ont assisté à l'atelier du 17 janvier. Depuis, elles envisagent d'ouvrir une coopérative où elles pourront obtenir de justes prix pour leurs produits d'artisanat.
Du 21 au 23 janvier, des membres de l'UNICEF et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont administré des vaccins aux enfants de Kandahar et des environs. L'Afghanistan est l'un des quatre pays au monde où la polio existe toujours. Pour contribuer à éradiquer cette maladie, le Canada aide l'UNICEF et l'OMS dans leur campagne d'immunisation massive de tous les enfants de cinq ans et moins. Le vaccin est administré oralement à plus de 350 000 enfants chaque mois, dans le cadre de l'Initiative mondiale d'éradication de la polio.
Ce mois-ci, en plus de la vaccination des enfants, le ministère de la Santé publique afghan a également distribué des bonnets Boomer, tricotés et offerts par des Canadiennes pour tenir les enfants afghans au chaud. Cette initiative a été bien reçue, étant donné que cet hiver a été l'un des plus rigoureux en 15 ans.
En Afghanistan, l'hiver peut, malgré sa courte durée, voir ses températures chuter au-dessous de zéro. Ces conditions représentent un défi redoutable pour un policier posté dans une tour de guet non chauffée. L'an dernier, pour aider la police nationale de l'Afghanistan (PNA), le Canada a distribué des uniformes, des bottes, du matériel et des couvertures dans les postes secondaires de la police de Kandahar. Juste cette semaine, l'Équipe provinciale de reconstruction à Kandahar (ÉPRK) a distribué presque 100 couvertures dans le quartier général du district d'Arghandab. Ces couvertures permettront d'améliorer grandement les conditions de travail des policiers de la PNA.
Avec l'appui du Canada, plus de 60 jeunes de Kandahar ont participé à un séminaire organisé par l'Afghan Innovative Consulting Bureau (AICB), un organisme local qui se spécialise dans le renforcement des capacités, afin de discuter des possibilités économiques pour les jeunes de Kandahar. Au cours de ce séminaire, de jeunes hommes et jeunes femmes ont discuté de certains problèmes sociaux et économiques auxquels ils se heurtent et du rôle qu'ils peuvent jouer pour provoquer le changement. Le fait que des hommes et des femmes participent à un tel séminaire est un progrès en soi. Par le passé, les jeunes afghans étaient plus souvent armés de fusils que de stylos et les femmes afghanes devaient rester à la maison, renonçant à toute éducation. À présent, grâce à l'appui du Canada et aux organismes comme l'AICB, les jeunes sont encouragés à fréquenter l'école et à suivre des formations professionnelles afin d'avoir plus de possibilités d'emploi.