
La constable Annie Lacroix (droite) en compagnie
du sergent Michel Boisvert (gauche) du Service
de police de Montréal
Cst. Annie Lacroix, Policière canadienne
Aujourd’hui a eu lieu ma première sortie du camp Nathan Smith depuis mon arrivée, il y a deux semaines. Je suis partie en convoi pour aller visiter le Quartier général de la police afghane à Kandahar vêtue de tout mon attirail... moitié militaire, moitié policier. Protection obligatoire. Une fois sortie des murs du camp, l’environnement afghan s’ouvre à moi. Dès que nous franchissons les limites de la ville, je suis étonné de voir les rues bondées de gens, de véhicules; ça bouge dans le centre-ville! Puis, nous arrivons à une guérite où des policiers afghans (ANP) nous ouvrent et saluent le convoi. Arrivée au Quartier général, mes collègues et moi, accompagnés de l’interprète, débarquons du véhicule. Nous nous dirigeons vers la division de l’identité judiciaire située au Quartier général. Les hommes nous accueillent avec une poignée de main chaleureuse et le sourire... moi y compris! Surprise et satisfaite, je me conforme et les salue en baragouinant quelques mots en pashtou qui, d’après leur réaction, semble les plaire.On nous sert le thé tout en discutant des différentes problématiques et du prochain cours d’identité judiciaire qui aura lieu au centre de formation de l’Équipe provinciale de reconstruction de Kandahar. J’en profite donc pour tenter d’inclure une policière dans le cours, en disant que celle-ci serait utile pour recueillir la preuve au cas où une femme serait impliquée dans un crime - en respect pour leur culture et leur religion.Le chef de la division acquiesce à ma demande. Nous devons confirmer ensuite avec le capitaine responsable de la division des policières qui dit avoir la candidate idéale (Mise-à-jour en date du 8 janvier : La policière a effectivement commencé et complété le cours d’identité judiciaire avec succès, malgré certains problèmes d’accès liés au fait qu’elle soit une femme.)Malheureusement, je n’ai pas pu rencontrer de policières cette journée-là. Elles étaient en congé pour la préparation de la fête religieuse Eid al-Adha. J’ai posé quelques questions au chef des enquêtes au sujet de leur retour. De son côté, il a tenté de savoir quand nous reviendrions. Impossible de le prévoir car, nous-mêmes, nous ne le savons qu’à la dernière minute par mesure de sécurité.Après quelques heures de discussions, nous sommes revenus au camp Nathan Smith. Les rues étaient toujours aussi bondées. Les vendeurs itinérants, les marchés, les enfants qui jouent avec ce qu’ils trouvent dans les rues… Un autre monde et un autre temps. J'étais contente de mon avant-midi.Bonne année 2010!