Le comm. adj. Graham Muir
remet à un membre du PUA
son certificatd’achèvement
de cours.
Serg. Damian Coakeley, Service de police d’Ottawa
Je suis arrivé dans le théâtre des opérations le 26 juin 2009, en même temps que le reste de notre contingent. J’ai peine à croire que plus de deux mois se sont écoulés depuis mon arrivée. Pour la plupart d’entre nous, l’été a été très occupé. Nous avons passé notre première semaine à nous acclimater et à nous préparer à notre mission au Camp Nathan Smith, à Kandahar. On nous avait dit que nous prendrions tous la direction de la Base d’opérations avancée (BOA) Walton, une base américaine, afin d’offrir un cours de formation de base et des conseils aux membres de la Police nationale afghane pour les élections afghanes. Comme toute mission, la nôtre aurait sa part de changements, mais notre réussite témoigne de la capacité d’adaptation de l’équipe à laquelle nous avons tous la chance d’appartenir.
Le 6 juillet, quatre de mes collègues policiers et moi avons été affectés à la BOA Walton pour aider un petit groupe de membres de la Police militaire des Forces canadiennes et d’ingénieurs britanniques à présenter le matériel didactique. Notre groupe comptait un peu plus de 250 élèves et le cours devait, au départ, durer trois semaines, après quoi, un autre groupe de taille semblable viendrait suivre la formation. On a vite fait de constater que la meilleure solution était de garder notre groupe pour une formation de six semaines et ainsi, les élèves pourraient terminer une version condensée du Programme de développement de district, lequel s’échelonne habituellement sur une période de 8 semaines.
Le 17 juillet, un deuxième groupe de membres de la Police militaire des Forces canadiennes est arrivé à la base, en compagnie du reste de notre contingent de la CIVPOL du Camp Nathan Smith. La pleine responsabilité de la formation a été transférée à la CIVPOL, et le surint. John White est devenu le commandant du cours. Je dois reconnaître que la transition au commandement de la CIVPOL s’est faite sans heurts, ce qui en dit long sur les relations établies en très peu de temps et l’excellente collaboration professionnelle entre les partenaires nationaux et internationaux.
Au programme pendant les trois premières semaines de la formation : la reconnaissance des engins explosifs artisanaux, le maniement sécuritaire et l’exploration des armes à feu, la sécurité dans les postes de police, le recours à la force, le menottage et la garde de prisonniers, et le maniement de base du bâton de police. Nos instructeurs, qui travaillaient en équipe, ont transmis de vastes connaissances variées aux cadets afghans. En retour, les instructeurs ont pu apprendre les uns des autres de sorte que les élèves n’étaient pas les seuls à prendre connaissance de pratiques exemplaires générales.
Les trois autres semaines de la formation portaient sur les façons de réagir en cas d’embuscade, le code de la route, la reconnaissance de documents, les fouilles d’édifice, les mesures de sécurité à prendre sur le lieu d’un crime et le maniement avancé des armes à feu. On a constaté d’importantes améliorations chez bon nombre d’élèves et plusieurs d’entre eux ont été recommandés pour une promotion par leurs instructeurs.
Le volet de la formation sur les armes à feu s’est terminé par une épreuve de tirs organisée parmi les cadets. Ce concours a suscité beaucoup d’intérêt et a plu tant aux élèves qu’aux instructeurs. Vingt-trois participants ont pris part à cette épreuve d’une durée d’une journée, qui comportait une séquence de tir couché, agenouillé et debout sur un parcours de plus de 100 mètres de longueur. Le meilleur temps enregistré était de 1:26, un temps qui est, tout le monde en conviendra, honorable.
Le 13 août s’est tenue une cérémonie de remise de diplôme à laquelle étaient conviées de nombreuses personnes de marque, y compris le général John Vance, le général Wahdat du Centre régional de formation (CRF), le colonel Murphy, le commandant de la BOA Walton, tous les commandants de notre contingent, le commissaire adjoint Graham Muir et le surintendant Dave Fudge. Les médias afghans et internationaux étaient nombreux à assister à cette cérémonie.
C’est devant un groupe de cadets que les premiers de classe ont reçu leur certificat d’achèvement et ces derniers étaient manifestement très fiers de leurs résultats. On a ensuite remis des certificats soulignant leur talent aux meilleurs tireurs de chaque groupe, lesquels étaient, comme chacun de nous, tout aussi fiers de leur exploit.
Lorsque les élèves nous ont quittés pour entamer leur nouvelle carrière, nous avions tous le sentiment d’avoir accompli quelque chose. Les élèves étaient, bien entendu, heureux de pouvoir revoir leur famille et ils étaient nombreux à avoir hâte d’entamer leur mission, soit protéger et servir leur pays et le peuple afghan. Fiers de l’éthique professionnelle de leurs élèves, bien des instructeurs avaient tissé des liens avec eux et leur souhaitaient tous la meilleure des chances.