Nous nous trouvons ici sur la rivière Arghandab, entre la ville de Kandahar et le barrage Dahla, au sud de l’Afghanistan.
Règle générale, l’air est chaud et sec à ce moment de l’année. La température y dépasse régulièrement les 40 degrés Celsius. Il n’a pas plu depuis le mois de mars. Et même lorsqu’il pleut, les averses ne durent habituellement qu’une vingtaine de minutes.
Les terres situées en bordure de la rivière Arghandab sont riches et fertiles. Les Kandaharis ont une tradition extraordinaire en matière de construction de canaux.
Les canaux traversent certaines des zones les plus arides de la province. Traditionnellement, ils permettaient aux agriculteurs de cultiver le sol pour nourrir leur famille et vendre leur récolte aux marchés.
Malheureusement, la sécheresse et des dizaines d’années de conflit ont fait des ravages en Afghanistan.
Le gouvernement du Canada a annoncé récemment qu’il affecterait jusqu’à cinquantemillions de dollars au cours des trois prochaines années à la remise en état du barrage Dahla. C’est la première fois qu’une somme substantielle est investie dans cette infrastructure depuis sa construction, dans les années 50.
Vous voyez l’immense quantité d’eau qui se déverse des principales vannes du barrage. Des améliorations seront apportées à celles-ci, de façon à mieux contrôler le débit de l’eau. On espère ainsi que le barrage Dahla redeviendra une source de vie, au profit des centaines de collectivités disséminées dans la province de Kandahar.
Marius Oancea est le Coordonnateur du projet ici à Kandahar. Il nous explique les changements à venir:
La phase 1 vise entre autres à améliorer et à modifier l’infrastructure aux sorties du barrage, à renforcer l’infrastructure au déversoir de décharge situé à 10 ou 15km au sud, à améliorer et à modifier les caractéristiques des sections transversales des canaux principaux et secondaires, et à examiner les conséquences de l’érosion.
On veillera également à renforcer l’agriculture et à accroître les capacités du ministère de l’Agriculture et d’autres ministères impliqués dans les domaines de l’agriculture et de l’irrigation.
Enfin, la dernière activité touche le développement et le renforcement de la société civile dans la province de Kandahar.
Il s’agit d’un projet ambitieux qui aura un impact considérable sur la vie de milliers de Kandaharis. Au terme des travaux, 10000 hectares de terres de plus seront irrigués par ce système de canaux. Plus du double de la superficie actuelle sera disponible pour l’agriculture.
De l’équipe de reconstruction de la province de Kandahar, un reportage de Lucas Robinson de l’Agence canadienne de développement international.